Et si j’étais un bébé?

Pendant la grossesse,un peu d'humour 3

 

Nous les mamans nous portons notre enfant, nous le sentons bouger, nous le mettons au monde et nous l’aimons mais ce bébé, que ressent il?

Tu ne t’es jamais posé la question de ce que pouvais « penser » ton bébé à la naissance?

Mon accouchement pour MiniChou a été mémorable comme j’ai pu le décrire ici, mais lui a t’il trouvé ce jour magique?

 

Ton bébé vivait au chaud et maintenant… il a froid, surtout si comme le mien il est né en hiver. Heuuu qui a coupé le chauffage? Vous n’avez pas payé EDF les parents ou quoi?

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Ton bébé n’avait jamais faim et maintenant… il crève la dalle toutes les 3 heures (voire moins si c’est un glouton). Qui a décidé d’arrêter le self-service? Je veux mon plateau-repas tout de suite!

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Ton bébé vivait nu et maintenant…Il porte une couche, un body, une brassière, un pyjama, des chaussons et une gigoteuse (le jour de la naissance parce que les chaussons et la brassière ont vite dégagés)! Adieu liberté, adieu nudité et bienvenue aux tabous et aux couches qui collent le kiki et le cucul!

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Ton bébé était dans un cocon de douceur et maintenant… il se fait agresser par le bruit, la lumière et la pesanteur. Mais qui s’est prit pour la Gestapo à me mettre les spotlight dans la tronche? Et puis les gens vous pouvez arrêtez de beugler je suis pas sourd! Je veux rentrer chez dans maman.

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Ton bébé était constamment bercé et maintenant…il est à plat, sur un matelas plat, et il ne vivra qu’à plat pendant plusieurs mois. Heureusement il y a les bras pour retrouver un peu la sensation de Tarzan passant de lianes en lianes.

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Ton bébé n’était jamais seul et maintenant… il doit faire dodo seul dans son lit, jouer sur son tapis d’éveil, barboter dans le bain, comater dans le transat. Mais il est tellement craquant ton bébé que toute ta famille, tes amis, des connaissances, et même des badauds lui parle et le câline. Ouf parce que ton « mini toi » a trooooop besoin de contact physique.

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Ton bébé n’avait pas de problème de digestion et de constipation et maintenant… il a des coliques et du coup il se tord dans tous les sens comme un danseur de samba et il fait des cacas durs comme les rochers de la forêt de Fontainebleau.

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Ton bébé était dans son univers et maintenant…il est sur terre. Bon ça va il est couvert d’amour, de bisous et de câlins mais bientôt il se fera morde à la crèche, se prendra des gadins dans la cour de l’école et se bousillera les deux genoux à vélo!

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Bienvenue dans le monde réel mon MiniChou! i-love-bebe-d-amour-131296181532

 

 

 

The accouchement, The bébé-fusée…The maman épuisée.

 

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Il était une fois un bébé qui se faisait désirer… 3 jours de retard par rapport à la date prévue. Bon ok les dates ne sont pas exactes mais quand tu ressembles à une baleine et que ton baleineau veut rester au chaud…3 jours c’est ENORME. Et puis du coup ça veut dire que tu entames ton dixième mois de grossesse!

Je disais donc avoir 3 jours de retard pour la naissance de MiniChou, un premier rendez-vous à J+1 et un retour à la maison plus tard et le moral dans les baskets, un deuxième rendez-vous fut fixé à J+3 à 9h00.

Je me suis dit alors, « ça y’est j’ai fait un deuxième Tanguy, on est partit pour encore 30 ans à pouponner ».

Bah oui parce qu’il faut que tu saches c’est que Chouchou a été déclenché à J+2, donc son petit frère suivant le même chemin, avec Papadine nous nous sommes dit que nous n’étions pas prêts de nous retrouver « en amoureux ».

La veille du deuxième Rdv, Chouchou dormant chez nos amis, avec Papadine nous avons fait une soirée burger-maison avec un pote, tout en discutant de son voyage en Thaïlande. Puis je suis partie me coucher vers minuit en imaginant que le lendemain la maternité me garderait pour déclencher la venue du baleineau.

J’ai eu une première contraction à 3h20 puis une deuxième à 3h42, puis elles se sont enchainées toutes les 6 à 8 minutes. Y’en avait des « tranquilles » et des « aie ça fait mal » mais quand elles se sont espacées de 5 minutes je me suis enfin décidé à téléphoner à la salle de travail.

La réponse fut : « Les contractions doivent êtres régulières et de même intensité mais prenez un bain pour vous détendre ou marchez un peu ».

OOOOKKKKK, un bain j’ai pas franchement l’envie ni la capacité physique, car à part faire la baleine échouée je ne peux pas faire grand-chose et marcher pliée en deux à 4h40 du matin bof-bof, alors j’ai patienté dans la douleur.

Alors quoi faire entre deux contractions ? Regarder un téléfilm français pourri à la TV et pester toutes les 5 minutes en s’accrochant aux rebords du lit, au cousin ou à la télécommande… Mais au bout de 5 contractions bien fortes et bien régulières je me suis levée pour aller réveiller Papadine. Car oui je suis une super épouse, je lui ai proposé de dormir dans la chambre d’amis le temps de souffrir afin que lui ait la pêche pour le lendemain.

Donc branle-bas de combat à 5h50 « Chéri réveille-toi je pense qu’il est temps de partir à la maternité ». Le trajet m’a paru durer une éternité, car avec des contractions dans la voiture, et entres les dos d’ânes, les nids de poules c’est très animal tout ça et les bosses…et bah j’ai dérouillé.

Enfin arrivés à l’hôpital,  je descends et dit à Papadine d’attendre pour que je vérifie que l’ascenseur fonctionne correctement, et j’ai bien fait car il était en panne et l’escalier de 60 marches…euh ce n’était pas possible. Surtout avec des contractions que te font plier les genoux toutes les 3 minutes.

Donc retour dans la voiture et direction les urgences, il est 6h20. Papadine part garer la voiture et moi je me présente : « Bonjour Madame, je crois que je suis en train d’accoucher ! »,

Une énième contraction me fait m’accroupir, le temps qu’un brancardier arrive avec une chaise roulante. Et hop c’est partit pour le bâtiment de la mater.

Une sage-femme m’accueille, elle me dit d’aller faire pipi dans le flacon et de me peser le temps qu’elle aille chercher mon dossier. Et bien je peux te dire que c’est pas facile de viser le flacon quand t’as une contraction qui te clou au sol.

Je fini par m’installer sur le fauteuil d’examen, la sage-femme m’ausculte et me dit que le col est ouvert à 3, qu’ils vont me garder car je vais surement accoucher dans la journée.

Coool c’est pour aujourd’hui enfin, mais put*** ce que j’ai mal, allez direction la salle de naissance. Je me mets en tenue de travail (une jolie chemise d’hosto avec le cul à l’air), et là l’infirmière me dit qu’elle va me piquer pour me donner les antibiotiques.

J’ai jamais flippé des piqûres mais cette garce m’a piqué 4 fois avant de réussir à me poser la perfusion, tout en me disant qu’elle avait peur de m’exploser la veine….sympa. « J’ai réussi par contre je vous l’ai faite à l’intérieur du bras au niveau du coude donc pendant le travail vous devrez garder le bras gauche tendu ».

C’est pas grave le principal c’est qu’elle ait enfin réussi à faire son job.

Et sinon l’anesthésiste il arrive quand parce que j’ai vraiment super méga mal quand même!

Deuxième vérification du col, il est ouvert à 6, il est 7h05. « On va appeler l’anesthésiste », euh…pourquoi c’est pas déjà fait ???!!!!??? Hey, je douille moi, activez-vous.

Le Messie arrive enfin et moi je sais plus où j’habite tellement j’ai mal, mon mari est dehors et il m’entend hurler. Et là c’est lui qui flippe.

« Faites le dos rond et décontractez-vous Madame », oui bien sûr faire le dos rond avec une pastèque au niveau du bide et des contractions de ouf, ça va pas être simple, sans parler des décharges électriques que la péridurale te fait. Mais bon…je tiens jusqu’à ce que je sente le bébé pousser. Du coup la sage-femme dit à l’anesthésiste de s’activer (il a même collé le pansement dans mes cheveux tellement il était en speed !).

Alors faut s’allonger maintenant pour que la péri fasse effet…oui il va falloir m’aider alors. Oh bah mince je crois que je perds les eaux… Ah oui c’est bien ça.

Et là tout a été encore plus vite, de deux personnes elles sont passé à six en moins de trois minutes. « Le mari est où ? Sa femme est train d’accoucher, sortez les étriers ».

Comment ça j’accouche là tout de suite maintenant… et la péridurale ? « Elle fera effet d’ici 20 à 25 minutes », il est 7h20.

Je vois enfin Papadine, livide, blême, carrément transparent… « Ca va aller Monsieur… ? ». Bon faut dire que je gueulais laisse tomber, même moi je ne savais pas que j’avais un tel coffre vocal.

Il finit par me prendre la main (bon j’ai broyé la main de deux sages-femmes juste avant) et il m’encourage : « Tu es la plus forte, tu es la meilleure… », c’est gentil chéri mais je voudrais surtout être la plus anesthésié.

Enfin bon… Le bébé est là je le sens s’engouffrer dans le bas de mon anatomie. « Madame je vais vous faire une petite anesthésie locale car pour la péri c’est trop tard, elle ne fera pas effet ». Hein quoi ??? Pourquoi trop tard??? Une anesthésie locale Késako ??, ah j’ai compris deux petites piqures externes sur les lèvres celles du bas hein 😉 sympa comme tout !!!

« Il va falloir pousser Madame », ouais de toutes façons j’ai tellement envie de pousser que ça devrait pas poser de problème. Donc je pousse grave tout en continuant à crier pire qu’un mouton pendant l’aïd et là, la gentille dame à qui j’ai pété trois phalanges me dit texto « Criez en fermant la bouche »… Pourquoi pas Ferme ta gueule aussi.

Mais je peux pas j’ai trop mal et j’ai trop envie de gueuler, oui mais il faut pour que toutes mes forces soient concentrées sur le bas de mon corps… Du coup j’ai crié à l’intérieur de ma bouche, bizarre, bizarre.

J’ai dut pousser trois grosses fois et là, la délivrance…j’ai senti bébé-phoque passer et j’ai entendu ses petits cris et paf il était sur mon ventre. Il est né à 7h36.

J’ai regardé Papadine et je lui ai dit toute étonnée « déjà ? » Tout s’est passé tellement vite que j’ai eu l’impression d’être spectatrice de mon accouchement, sauf pour la douleur évidement. Après la phase largage de placenta, la sage-femme m’a fait trois petits points de suture ah c’était pour les points l’anesthésie locale ? et j’ai câliné mon MiniChou pendant une heure avant qu’ils ne le récupèrent pour lui administrer les soins, la pesée etc…

Bilan de mon accouchement number two : 4 heures de travail, pour un bébé de 4,065 kilos et le tout sans péridurale. L’après-midi même mes copines étaient à la mater pour voir ma petite merveille et moi j’avais la patate, bien plus que pour Chouchou où j’ai eu un déclanchement, une péridurale, la fatigue de l’attente et de l’expulsion interminable.

Donc je dirais que ce deuxième destroyage de foufoune fut malgré la douleur de malade le plus « agréable » et puis quel plaisir de découvrir le visage de boxeur angélique de mon bébé.

A quand le troisième ? LLLLLOOOOOOLLLLLL

 

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